Nous nous réunissons deux fois par mois pour notre atelier « lisons et partageons » salle du carré d’as

Pour l’atelier lecture, nous faisons un tour de table et évoquons chacune à notre tour les différents romans que nous avons lus dernièrement.

Romans, essais, thrillers, nos choix sont vastes et diversifiés.

Certains livres viennent de la bibliothèque, d’autres nous appartiennent et ceux là, nous nous les échangeons selon nos goûts.

L’atelier est animé, l’ambiance excellente. Chacune y apporte sa joie de communiquer son plaisir de la lecture et que les avis soient positifs ou négatifs

Pour la partie écriture, Marie-Thérèse Debousy nous concocte une fois par mois quelques recettes à déguster sans modération. Que ce soit autour de mots, d’une phrase, d’un texte, les consignes données donnent des résultats complètement différents ; loufoques, décalés, poétiques, émouvants parfois.

Il n’y a pas de compétition ni d’obligation d’écriture. Chacune fait ce qu’elle veut et nous éprouvons beaucoup de plaisir à jouer avec les mots et les fous rires sont souvent au rendez-vous.

Nous vous attendons donc plus nombreuses pour jouer avec notre belle langue française et vous pouvez avoir un aperçu de nos talents sur le site « Art et Culture » à la rubrique « lisons et partageons »

L’atelier fonctionne le jeudi deux fois par mois,

à 18h  au Carré d’As, pour « Lecture » les 08 février, 08 mars, 17 mai, 14 juin, 13 septembre, 13 octobre, 15 novembre, 13 décembre.

et à 17h15 au Carré d’As, pour « Ecriture » les 22 février, 15 mars, 26 avril, 31 mai, 28 juin, 27 septembre, 25 octobre, 28 novembre, 20 décembre.

contactez Francine PHILIPPE au : 06.88.62.96.85

référente

ci-après, les textes de l’atelier:

(22 janvier 2018:  LA NEIGE, par Zigaudrey)

Neige nappant

Flocon tombant

Arbre mourant

Pas marchants

Bonhomme de neige souriant

Cheminée brûlante

Sapin scintillant

Traîneau volant

Cadeaux patients

Mois de décembre

Par Zigaudrey

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(l’atelier:     Claudine OFFNER 01/2018)

Bon c’est parti, nous sommes réunies pour faire de jolis textes, ou des textes drôles, ou de jolis textes drôles, avec comme seuls outils un stylo et quelques neurones restant après le scrabble.

Mais cela se complique avec l’arrivée d’Audrey qui place la barre très haut avec ses poèmes .

Accrochez-vous les filles, ll y va de l’honneur des seniors.

J’ai envie de dire à Audrey, combien c’est agréable de voir une jeune fille sans son hi-phone et qui parle autrement qu’en langage SMS.

J’aime ces moments autour de la table, où toutes nous réfléchissons . Quel calme !

Nous sommes studieuses, appliquées. Mais je sais qu’il ne faudra pas attendre longtemps avant que les rires fusent à nouveau.

Vive l’écriture, la joie, l’amitié.

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L’art d’utiliser les noms de vins   (Claudine OFFNER 11/2016)

Les noms:  Brume d’automne, âme des pins, larmes du cratère, le loup dans la bergerie, tete de bélier, oeil de perdrix, coeur de rose, saint amour, moulin à vent, entre deux mers.

Approchez mesdames et messieurs, dans un instant ça va commencer !

Venez avec madame et offrez lui votre COEUR DE ROSE doux en bouche, de la région de SAINT AMOUR, léger comme la BRUME D’AUTOMNE, qui tire son bouquet de l’AME DES PINS .

Dans un autre domaine, veuillez quand vous aurez le gout bien iodé de l’ENTRE DEUX MERS dans le gosier, laisser tourner vos narines vers le MOULIN A VENT, apre au palais; mais goutez aussi aux LARMES DU CRATERE, vers Clermont; il est plus sec que l’OEIL DE PERDRIX qui vous fera vaciller. N’oubliez pas la TETE DE BELIER, plus connue à la campagne. Si vous etes encore debout, faites « goulayer » le LOUP DANS LA BERGERIE dans votre bouche; CHOISISSEZ CELUI QUI VOUS PLAIRA LE MIEUX.

Vérification faite, je me suis aperçue que si le vin peut etre goulayant, il ne peut goulayer car ce verbe n’existe pas.

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L’art de détourner les termes de la viniculture  (Francine Philippe 09/2016)

Les termes :   Ampélographie, bouquet, chambrer, décanter, mordoré, mout, pruine, rafle, véraison, dormance, débourrement, nouaison.

C’est le bouquet !

Aujourd’hui on va se faire chambrer car on n’a rien compris à la leçon d’ampélographie.

Paraît-il qu’il fallait décanter le café pour qu’il soit mordoré et jeter le mout pour éviter le débourrement de la cafetière.

Comme on était en dormance, on s’est demandé si on allait  manger de la nouaison, (c’est du saucisson à l’ancienne).

Il faut le surveiller car le gourmand le rafle !!

Quelle pruine, je veux dire quelle poisse !

Il y en a qui n’ont pas du tout de véraison, enfin de respect pour leur voisin.

 

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Lettre au Père Noël  (Martine)

 

Cher père Noël,

J’ai essayé d’être sage, en tout cas plus sage que certains, qui au nom de l’on ne sait quoi, voudraient que nous ne fêtions plus nos fêtes.

Cette année donc, j’espère que de tout là-haut tu pourras saupoudrer la Terre, non d’un nuage de neige mais d’un gros nuage d’amour, de sagesse et de pardon.

Car tu sais dans les catalogues des grands magasins, j’ai cherché des coffrets d’amour, de sagesse, de bonheur et de pardon, mais je n’ai trouvé que des coffrets de Monopoly.

PS: Veille sur mes enfants, mes petits enfants et toutes les personnes qui me sont chères,

 Gros bisous et gros câlins.

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-« Regarde Chéri, je me suis achetée une nouvelle robe ! » dit Simone.

Le Lulu, rond comme une queue de pelle, la regarde avec des yeux de merlan frit et s’écrie :

-« ça te va comme un tablier à une vache, t’es moche comme un pou ! T’es attifé comme un as de pique, ma Simone ! »

Celle-ci, en colère, lui répond :

-« Tu me cours sur le haricot ! De toutes façons, j’ai payé en monnaie de singe vu qu’avec toi, on tire toujours le diable par la queue ! »

Lulu voyant que sa Simone commence à yoyoter de la cafetière, prétend ne pas être dans son assiette et lui demande…..si le repas est prêt ! »

-« Va te faire cuire un œuf, tu auras à « bouffer » quand les poules auront des dents ! Rétorque la Simone.

-« Et ta grand-mère, elle fait du vélo ? lui répartit le Lulu avec un petit sourire malicieux.

Il se calma puis doucement lui dit :

-« Et…comme le roi n’est pas ton cousin, en voiture Simone, on va aller la rendre cette guenille et se faire rembourser. On choisira une VRAIE  robe si tu veux et ça sera kif-kif bourricot ! ».

Je me méfie de ce vendeur, il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages,  tout de même car avec ce genre de type, c’est « pique ma femme, t’auras mon cœur ! s’écria le Lulu, rouge comme un coq».

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Marie-Chantal redoutait de coiffer sainte Catherine. Elle faisait sa sainte nitouche mais on savait qu’elle menait une vie de patachon et avait la cuisse légère !

Non, elle n’était pas une Marie couche-toi là, mais ses prétendants en bavaient des ronds de chapeaux pour la séduire. Faute de jeter leur gourme, ils finissaient beurrés comme des petits LU ou bien saoûls comme des Polonais !!!

Sa mère qui craignait qu’elle finisse avec un Polichinelle dans le tiroir, essayait de lui faire cracher sa Valda à chacune de ses sorties pour avoir le fin mot de l’histoire.

Mais un jour, Marie-Chantal ramena un drôle de gigolo à la maison, coiffé avec un loquet de porte, qui passait ses journées à peigner la girafe, et là, sa mère ne fut pas déçue de la chute de l’histoire !!

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Que vous inspire cette phrase ?

« Pour vivre heureux, vivons cachés ! »

 

Triste adage car comment être heureux si l’on est seul ?

Quel sens donner à sa vie si on se renferme sur soi-même, sans communiquer avec autrui ?

Comment ne pas s’étonner que quelquefois un voisin soit mort depuis plusieurs jours sans  que personne ne s’en soit aperçu ?

Pourtant l’homme n’est pas un solitaire. Il est fait pour vivre en famille, en tribu, en communauté.

Quel plaisir, au moment de la fête des voisins ou de la musique, de se retrouver tous ensemble pour partager victuailles,  échanger instruments, de voir les enfants jouer ensemble et les « Anciens » se rappeler les bons moments où ils se retrouvaient tous pour les veillées ou bien assis sur une chaise tirée dans la rue pour parler, tout simplement !

Avons-nous peur de notre prochain ou de nous-même car nous redoutons ou n’avons pas envie de communiquer ?

C’est souvent plus facile d’ignorer la détresse ou la solitude de son voisin plutôt que d’aller vers lui  pour lui donner un peu de son temps, un peu d’amour et de générosité.

Le progrès ou ce qu’on appelle « le modernisme » a cloisonné la vie des gens et chacun sur  son petit territoire, revendique sa propriété alors que le monde est immense et ne demande qu’à être exploité et partagé.

On a même oublié ou renoncé à faire des terrains de jeux OUVERTS  pour nos petits car on préfère les parquer ainsi, plus tard, eux aussi élèveront des murs.

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« Chapardage et dégustation »

Sur les hauts plateaux de mon enfance, l’automne nous apportait enfin quelques répits précédant la  bise glaciale de l’hiver.

En cette période plus douce où nous pouvions ramasser à profusion les framboises des bois, les myrtilles qui laissaient les mains violettes et poisseuses et les noisettes sauvages.

Lorsque s’installait l’automne, au moment des récoltes , et alors que nous gardions les troupeaux, vaches, moutons, chèvres, dans les hauts pâturages, mes frères, cousines et cousins, nous nous  retrouvions pour un goûter singulier et improvisé.

Aux abords des pâturages  dans un champ voisin,  le fermier cultivait ses fameuses pommes de terre, dont la récolte se situait au  début Septembre.

Nous avions pris l’habitude, chaque année, de déguster quelques unes de ces belles pommes de terre cuites au feu de bois, il s’agissait de pommes de terre garanties  BIO  et naturelles.

Nous les préparions alors dans le rituel  feu de bois improvisé que nous organisions.

Pour cela, chacun et chacune d’entre nous avait une mission à remplir :

Les garçons étaient chargés de l’arrachage, et sans outils bien sûr, du fait main garanti.

Les filles quant à elles, s’égayaient dans la forêt voisine et avaient pour mission de récupérer du bois mort et quelques Brindilles sèches.

L’un des aspects  des  plus délicats  était d’allumer le feu.

Il existait dans le pâturage, des petites cabanes construites en pierre brute avec au centre un petit foyer tout à fait le bienvenu.

Nous déposions au mieux, au centre du  foyer improvisé quelques petites brindilles, puis des branches un peu plus grosses.

Nous avions bien sûrs pris nos précautions en ramenant de la maison les allumettes et quelques pages de papier journal qui feraient l’affaire.

Nous trouvions presque miraculeux de voir s’enflammer ce feu sans lequel notre projet ne pu se réaliser. A tour de rôle, on soufflait sur nos brindilles enflammées, prenant notre respiration dans cette  atmosphère de fumée noire que le vent nous renvoyait gracieusement sur le visage, accompagnée de quelques cendres envahissantes.

Il nous fallait attendre maintenant la formation de quelques braises.

Nous déposions alors nos pommes de terre encore toutes terreuses, et  devions redoubler de patience pour la dégustation, la cuisson devant durer un certain temps.

Prudemment, chacun à notre tour, nous saisissions avec nos doigts engourdis une patate encore toute brûlante, souvent à peine cuite, nous enlevions avec délicatesse la peau à moitié  brûlée, presque noire comme du charbon.

Qu’à cela ne tienne, en enfants aguerris aux travaux de la ferme que nous étions, et très  fier de nos exploits, nous mordions alors à pleine dent cette chose un peu pâteuse, sorte de mélange de chair et de charbon de bois.

Nos rires fusaient dans le ciel gris et menaçant, nous nous moquions réciproquement de nos visages barbouillés de noir, nous sentions  la fumée de bois et nos vêtements en étaient tout imprégnés, mais nous étions si  fiers de nous et de cette folle escapade.

Janvier 2017                                    Marie-Thérèse DEBOUZY

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